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Bactéries et micro-algues en « marche forcée » pour le biocarburant

lundi 15 octobre 2012

par Agnès Vernet

Le Laboratoire d’ingénierie chimique et biologique de l’Université de l’Iowa chemine vers la production de biocarburant basée à la fois sur Escherichia coli et Chlamydomonas reinhardtii.

Dans la course aux biocarburants, un laboratoire de l’université d’État de l’Iowa, aux États-Unis, a choisi une approche double. Le laboratoire dirigé par Laura Jarboe s’appuie sur un protocole utilisant à la fois une bactérie et une microalgue pour transformer la biomasse.
Avant tout, le protocole commence par la préparation de la biomasse. Pour cela les chercheurs réalisent une pyrolyse rapide qui permet d’obtenir une première huile. Ensuite, E. coli transforme le lévoglucosane, d’une fraction riche en sucres, en éthanol et acide lactique tandis que la microalgue C. reinhardtii synthétise les lipides du biofuel à partir d’une fraction riche en acétate. Les biochimistes américains espèrent que la combinaison de ces deux voies de conversion, thermochimique et biochimique, aboutira à une production plus efficace et renouvelable de biofuel.
Reste la question des contaminants du biofuel produits lors la pyrolyse rapide. L’équipe menée par Laura Jarboe travaille selon deux axes : rechercher un prétraitement qui permettrait de limiter la toxicité du biocarburant et faire évoluer les deux microbes afin qu’ils résistent davantage. Pour ce dernier point, les chercheurs appliquent la technique de l’évolution dirigée : à chaque génération, ils augmentent la concentration en huile issue de la biomasse du milieu de culture. Si cette expérience réussit, un nouveau genre de biocarburant sera né.

Source : Iowa State University

© the Bioeconomy Institute/Iowa State University

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