Le tissu adipeux est une source de choix pour obtenir des cellules souches mésenchymateuses. En pratique, il suffit d’une liposuccion pour les récupérer. Il est alors possible de les différencier en cellules osseuses ou musculaires par exemple. Reste que le procédé classique est assez long et fastidieux, sans réelle garantie de résultat. Il faut réaliser des cultures cellulaires, pendant plusieurs semaines, de la fraction stroma-vasculaire (SVF), une fraction hétérogène de cellules où toutes ne sont pas capables de devenir des cellules osseuses.
L’équipe de Bruno Péault et Chia Soo, de l’université de Californie à Los Angeles, a développé une nouvelle méthode pour fabriquer de l’os grâce à du tissu adipeux. À partir de cellules souches périvasculaires humaines (CSPh), les biologistes américains ont construit un protocole de fabrication d’os sans phase de différenciation préalable. Pour cela, ils ont isolé et purifié les CSPh grâce une technique spécifique de cytométrie de flux : le tri de cellules par fluorescence. Il leur a suffi d’implanter les cellules isolées dans un muscle, de souris en l’occurrence, à l’intérieur d’une matrice d’os déminéralisée pour l’ostéo-induction, et d’y ajouter un facteur de croissance spécifique : NELL-1 (Nel-like molecule-1). Ils ont rapidement observé aux rayons X la formation d’os suite à leur greffe.
Cette approche présente de nombreux avantages, comparée aux cultures de SVF : elle ne nécessite pas de différenciation préalable, est donc plus rapide que le protocole classique et permet de résoudre certains problèmes comme les risques d’infection, d’immunogénicité ou d’instabilité génétique. Elle devrait ainsi logiquement améliorer les techniques d’autogreffe osseuse.
James AW et al. (2012) Stem Cells Trans Med 1, 510-9
Source : UCLA









