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	<title>Biofutur, le mensuel europ&#233;en des biotechnologies</title>
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	<description>Le site du mensuel europ&#233;en de biotechnologie. Toute l'actualit&#233; du secteur des sciences de la vie en temps r&#233;el.</description>
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		<title>Biofutur, le mensuel europ&#233;en des biotechnologies</title>
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		<title>Un kit de survie aux changements climatiques</title>
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		<dc:creator>Agn&#232;s Vernet</dc:creator>



		<description>Les esp&#232;ces marines, notamment les &#233;chinodermes, devront s'appuyer sur toutes leurs comp&#233;tences pour r&#233;sister &#224; l'acidification des oc&#233;ans. L'important &#233;tant d'avoir les bons outils. Face aux changements, le vivant poss&#232;de une arme tr&#232;s efficace : l'&#233;volution. Les changements climatiques ne feront pas exception : les esp&#232;ces tenteront d'ajuster leur m&#233;tabolisme aux modifications environnementales. Pour le milieu marin, l'acidification des oc&#233;ans est l'un des principaux p&#233;rils pr&#233;vus. Or des recherches (...)

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&lt;a href="http://www.biofutur.com/-biotech-marine-" rel="directory"&gt;BIOTECH MARINE&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.biofutur.com/local/cache-vignettes/L150xH113/arton387-fa513.jpg&quot; width='150' height='113' style='height:113px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les esp&#232;ces marines, notamment les &#233;chinodermes, devront s'appuyer sur toutes leurs comp&#233;tences pour r&#233;sister &#224; l'acidification des oc&#233;ans. L'important &#233;tant d'avoir les bons outils.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Face aux changements, le vivant poss&#232;de une arme tr&#232;s efficace : l'&#233;volution. Les changements climatiques ne feront pas exception : les esp&#232;ces tenteront d'ajuster leur m&#233;tabolisme aux modifications environnementales. Pour le milieu marin, l'acidification des oc&#233;ans est l'un des principaux p&#233;rils pr&#233;vus. Or des recherches men&#233;es dans les universit&#233;s am&#233;ricaines Stanford et de Californie &#224; Davis r&#233;v&#232;lent l'incroyable capacit&#233; d'adaptation de l'oursin de mer pourpre &lt;i&gt;Strongylocentrotus purpuratus&lt;/i&gt; en r&#233;ponse &#224; l'augmentation de la concentration en CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; dans son environnement.&lt;br /&gt;Les &#233;chinodermes, larves ou adultes, ont &#233;t&#233; soumis &#224; une eau enrichie en CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; &#224; des taux issus de projections r&#233;alistes du pH des futurs oc&#233;ans. Durant cette exp&#233;rience, les biologistes ont associ&#233; l'analyse crois&#233;e du transcriptome &#224; des mesures de croissance et au suivi du polymorphisme de 19 493 &lt;i&gt;loci&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Au stade larvaire, l'acidification du milieu entra&#238;ne une diminution de la taille des animaux, sans que cela soit li&#233; &#224; un ralentissement d&#233;veloppemental ou &#224; une diminution de la proportion de &lt;i&gt;S. purpuratus&lt;/i&gt; comp&#233;tents pour la m&#233;tamorphose. Selon les chercheurs californiens, ces observations sont coh&#233;rentes avec l'augmentation du co&#251;t &#233;nerg&#233;tique n&#233;cessaire &#224; la formation du squelette lorsque la concentration en CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; est &#233;lev&#233;e. Les analyses ont aussi mis en &#233;vidence des variations dans l'expression de g&#232;nes impliqu&#233;s dans la composition de la membrane plasmique et le transport ionique. Il semblerait que les larves, favoris&#233;es par des conditions de pH bas, soient issues d'une s&#233;lection garantissant un meilleur taux de survie gr&#226;ce &#224; des all&#232;les strat&#233;giques. &lt;br /&gt;La facult&#233; d'adaptation des esp&#232;ces marines semble donc immense. Mais les chercheurs californiens posent deux conditions indispensables &#224; l'&#233;volution du vivant en r&#233;ponse aux changements climatiques. Premi&#232;rement, les populations auront besoin d'une forte richesse g&#233;n&#233;tique afin d'augmenter leurs chances de poss&#233;der les all&#232;les pertinents et, deuxi&#232;mement, ces organismes devront &#234;tre assez robustes pour surmonter la disparition de certains groupes au sein de l'esp&#232;ce. Ce dernier point &#233;voque l'importance de la coop&#233;ration &#233;cologique et du potentiel reproductif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pnas.org/cgi/doi/10.1073 /pnas.1220673110&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Pespeni MH &lt;i&gt;et al.&lt;/i&gt; (2013) &lt;i&gt;Proc Natl Acad Sci USA&lt;/i&gt;,&lt;br /&gt;doi:10.1073/pnas.1220673110&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;S. purpuratus&lt;/i&gt; en m&#233;tamorphose&lt;br /&gt;&#169; Eric Sanford&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Briller pour &#234;tre vu ou se camoufler</title>
		<link>http://www.biofutur.com/Briller-pour-etre-vu-ou-se-camoufler</link>
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		<dc:creator>Agn&#232;s Vernet</dc:creator>



		<description>La bioluminescence des requins Etmopterus spinax leur permet &#224; la fois de se camoufler et de repousser des pr&#233;dateurs. La bioluminescence reste un ph&#233;nom&#232;ne peu connu. On ne comprend pas finement ses m&#233;canismes chimiques et on ne sait pas toujours expliquer sa fonction &#233;cologique. Des travaux men&#233;s par Julien Claes, au cours d'un contrat post-doctoral &#224; l'Universit&#233; catholique de Louvain, en Belgique, sur un petit requin, le sagre commun (E. spinax), montrent que selon l'emplacement des zones de (...)

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&lt;a href="http://www.biofutur.com/-biotech-marine-" rel="directory"&gt;BIOTECH MARINE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.biofutur.com/local/cache-vignettes/L150xH99/arton367-eb102.jpg&quot; width='150' height='99' style='height:99px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La bioluminescence des requins &lt;i&gt;Etmopterus spinax&lt;/i&gt; leur permet &#224; la fois de se camoufler et de repousser des pr&#233;dateurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La bioluminescence reste un ph&#233;nom&#232;ne peu connu. On ne comprend pas finement ses m&#233;canismes chimiques et on ne sait pas toujours expliquer sa fonction &#233;cologique. Des travaux men&#233;s par Julien Claes, au cours d'un contrat post-doctoral &#224; l'Universit&#233; catholique de Louvain, en Belgique, sur un petit requin, le sagre commun (&lt;i&gt;E. spinax&lt;/i&gt;), montrent que selon l'emplacement des zones de bioluminescence le message peut-&#234;tre tr&#232;s diff&#233;rent. &lt;br /&gt;Ainsi, lors de sa th&#232;se, le jeune chercheur avait d&#233;j&#224; d&#233;montr&#233; que la bioluminescence ventrale permet &#224; &lt;i&gt;E. spinax&lt;/i&gt; de se confondre avec la lumi&#232;re ambiante et d'&#234;tre camoufl&#233; lorsqu'il m&#232;ne une attaque par le dessus. Il met en lumi&#232;re aujourd'hui une autre zone morphologique luminescente et propose une fonction &#233;cologique compl&#232;tement diff&#233;rente. &#192; l'occasion d'un voyage d'&#233;tude en Norv&#232;ge, Julien Claes a observ&#233; que les &#233;pines dorsales du petit requin &#233;mettent de la lumi&#232;re. L'&#233;tude histologique de ces tissus r&#233;v&#232;le la transparence des structures osseuses, qui laissent appara&#238;tre les photophores sous-jacents. L'analyse des caract&#233;ristiques optiques de cette luminescence, associ&#233;e &#224; une th&#233;orie r&#233;cente qui met en exergue l'importance de la vision dans les relations interesp&#232;ces en profondeur, a permis &#224; Julien Claes et ses collaborateurs de l'Institut des collo&#239;des et des interfaces de Postdam et de l'Universit&#233; de Lund en Su&#232;de, de d&#233;terminer la distance &#224; laquelle ces structures dorsales peuvent &#234;tre rep&#233;r&#233;es : elles sont visibles par les autres poissons ou mammif&#232;res &#224; plusieurs m&#232;tres. &lt;br /&gt;Gr&#226;ce &#224; une approche int&#233;grative, liant l'&#233;tude structurale des organes, leurs performances optiques et la mod&#233;lisation de l'ensemble dans le contexte &#233;cologique, les chercheurs ont ainsi pu proposer une fonction pour cette bioluminescence : &#233;tant visible de loin dans les eaux sombres, les &#233;pines dorsales lumineuses seraient des outils d&#233;fensifs. Elles informeraient &#224; distance les autres pr&#233;dateurs de la pr&#233;sence d'&lt;i&gt;E. spinax&lt;/i&gt; et les dissuaderaient de s'aventurer dans le secteur. Ces recherches proposent une m&#233;thode multidisciplinaire pertinente pour &#233;tudier des animaux trop fragiles pour &#234;tre arrach&#233;s &#224; un milieu difficile d'acc&#232;s pour l'homme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.nature.com/srep/2013/130221/srep01308/full/srep01308.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Claes JM &lt;i&gt;et al.&lt;/i&gt; (2013) &lt;i&gt;Sci Rep&lt;/i&gt;, doi:10.1038/srep01308&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;E. spinax&lt;/i&gt; sur lequel on remarque les &#233;pines dorsales luminescentes.&lt;br /&gt;&#169; J. Mallefet FNRS-UCL&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une solidarit&#233; sans limite entre extr&#234;mophiles</title>
		<link>http://www.biofutur.com/Une-solidarite-sans-limite-entre-extremophiles</link>
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		<dc:creator>Agn&#232;s Vernet</dc:creator>



		<description>M&#233;canisme majeur de l'&#233;volution des procaryotes, le transfert horizontal de g&#232;nes traverse les r&#232;gnes. Pour survivre &#224; des environnements toxiques, les &#234;tres vivants doivent d&#233;montrer des aptitudes bien particuli&#232;res : rapidit&#233; et efficacit&#233; d'adaptation, mais aussi solidarit&#233; avec les autres &#234;tres vivants, m&#234;me s'ils appartiennent &#224; d'autres r&#232;gnes. Des recherches men&#233;es au sein de diff&#233;rentes universit&#233;s am&#233;ricaines et allemandes, ainsi qu'&#224; l'Universit&#233; Lille 1, ont permis de d&#233;couvrir que l'algue rouge (...)

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&lt;a href="http://www.biofutur.com/-biotech-marine-" rel="directory"&gt;BIOTECH MARINE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.biofutur.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton358-91d7e.jpg&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;M&#233;canisme majeur de l'&#233;volution des procaryotes, le transfert horizontal de g&#232;nes traverse les r&#232;gnes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour survivre &#224; des environnements toxiques, les &#234;tres vivants doivent d&#233;montrer des aptitudes bien particuli&#232;res : rapidit&#233; et efficacit&#233; d'adaptation, mais aussi solidarit&#233; avec les autres &#234;tres vivants, m&#234;me s'ils appartiennent &#224; d'autres r&#232;gnes. &lt;br /&gt;Des recherches men&#233;es au sein de diff&#233;rentes universit&#233;s am&#233;ricaines et allemandes, ainsi qu'&#224; l'Universit&#233; Lille 1, ont permis de d&#233;couvrir que l'algue rouge &lt;i&gt;Galdieria sulphuraria&lt;/i&gt;, un organisme unicellulaire qui vit dans des sources volcaniques soufr&#233;es, doit au moins 5 % de ses g&#232;nes codant des prot&#233;ines &#224; des bact&#233;ries ou &#224; des arch&#233;es via des m&#233;canismes de transfert horizontal, soit l'int&#233;gration de g&#232;nes provenant d'un individu non apparent&#233;. Bien que ce type de transfert ne soit pas le m&#233;canisme pr&#233;f&#233;r&#233; des eucaryotes, qui penchent plut&#244;t pour l'expansion de g&#233;nome &#224; travers la duplication de g&#232;nes et la n&#233;ofonctionalisation &#8211; une des deux copies acquiert une nouvelle fonction &#8211;, il a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; identifi&#233; chez des algues unicellulaires. Mais il n'avait jamais &#233;t&#233; reli&#233; &#224; l'acquisition de comp&#233;tences indispensables &#224; la survie.&lt;br /&gt;En s&#233;quen&#231;ant le g&#233;nome de &lt;i&gt;G. sulphuraria&lt;/i&gt; et apr&#232;s des analyses phylog&#233;niques, les biologistes ont identifi&#233; au moins 75 g&#232;nes issus de bact&#233;ries ou d'arch&#233;es, ce transfert &#233;tant, le plus souvent, suivi d'une expansion g&#233;nique. Deux m&#233;canismes qui ont permis &#224; l'algue d'acqu&#233;rir des talents tr&#232;s utiles en milieu toxique, tels la capacit&#233; &#224; r&#233;duire les m&#233;taux lourds ou &#224; utiliser le glyc&#233;rol comme source de carbone.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sch&#246;nknecht G &lt;i&gt;et al.&lt;/i&gt; (2013) &lt;i&gt;Science&lt;/i&gt; 339, 1207-10&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;G. sulphuraria&lt;/i&gt; (en jaune) &#224; proximit&#233; des sources d'eau chaude de Seltun, pr&#232;s de Reykjavik, en Islande.&lt;br /&gt;&#169; avec l'aimable autorisation de Christine Oesterhelt&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La chasse &#224; la r&#233;sistance est ouverte</title>
		<link>http://www.biofutur.com/La-chasse-a-la-resistance-est-ouverte</link>
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		<dc:date>2013-02-27T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Agn&#232;s Vernet</dc:creator>



		<description>Une cartographie g&#233;n&#233;tique de la r&#233;sistance des coraux aux perturbations environnementales constituerait un atout pour leur pr&#233;servation. Face aux menaces qui p&#232;sent aujourd'hui sur les coraux, comme le changement climatique ou la baisse de la qualit&#233; de l'eau, de grandes campagnes de g&#233;notypage sont &#224; l'&#339;uvre pour caract&#233;riser les populations les plus sensibles et les plus r&#233;sistantes. L'&#233;quipe de Petra Lundgren, de l'Institut australien de science marine, s'inscrit dans cette d&#233;marche. Elle a &#233;tudi&#233; les (...)

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&lt;a href="http://www.biofutur.com/-biotech-marine-" rel="directory"&gt;BIOTECH MARINE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.biofutur.com/local/cache-vignettes/L150xH108/arton351-ff545.jpg&quot; width='150' height='108' style='height:108px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une cartographie g&#233;n&#233;tique de la r&#233;sistance des coraux aux perturbations environnementales constituerait un atout pour leur pr&#233;servation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Face aux menaces qui p&#232;sent aujourd'hui sur les coraux, comme le changement climatique ou la baisse de la qualit&#233; de l'eau, de grandes campagnes de g&#233;notypage sont &#224; l'&#339;uvre pour caract&#233;riser les populations les plus sensibles et les plus r&#233;sistantes. L'&#233;quipe de Petra Lundgren, de l'Institut australien de science marine, s'inscrit dans cette d&#233;marche. Elle a &#233;tudi&#233; les polymorphismes nucl&#233;otidiques simples (SNP) en corr&#233;lation avec des param&#232;tres environnementaux comme la transparence ou la temp&#233;rature de l'eau chez deux esp&#232;ces de la Grande barri&#232;re : &lt;i&gt;Acropora millepora&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Pocillopora damicornis&lt;/i&gt; (types &amp;alpha; et &amp;beta;). &lt;br /&gt;Des SNP pertinents ont ainsi pu &#234;tre identifi&#233;s dans les &#233;chantillons d'&lt;i&gt;A. millepora&lt;/i&gt;, en ne ciblant que les g&#232;nes soup&#231;onn&#233;s d'&#234;tre impliqu&#233;s dans la r&#233;sistance au stress thermique. Chez &lt;i&gt;P. damicornis&lt;/i&gt;, l'analyse a r&#233;v&#233;l&#233; une variation de fr&#233;quence all&#233;lique importante fonction de l'environnement. &lt;br /&gt;Les r&#233;sultats de cette m&#233;thode cibl&#233;e montrent qu'un lien statistique existe entre des g&#233;notypes particuliers et des param&#232;tres environnementaux extr&#234;mes dans plus de 55 % des &lt;i&gt;loci&lt;/i&gt; test&#233;s. Pour les sous-populations de &lt;i&gt;P. damicornis&lt;/i&gt;, par exemple, les all&#232;les des g&#232;nes de la &amp;beta;-hexosaminidase et du facteur d'&#233;longation 1-&amp;alpha; sont li&#233;s &#224; la temp&#233;rature pour le type &amp;alpha; et &#224; la transparence de l'eau pour le type &amp;beta;. Ces &lt;i&gt;loci&lt;/i&gt; semblent de bons candidats marqueurs pour d&#233;velopper des strat&#233;gies de caract&#233;risation rapide des g&#233;notypes de r&#233;sistance aux perturbations environnementales.&lt;br /&gt;&#192; terme, ces donn&#233;es pourraient int&#233;grer un ensemble de marqueurs g&#233;n&#233;tiques constituant un outil de gestion de la conservation et de la protection des esp&#232;ces coralliennes. Les auteurs imaginent ainsi dresser une carte des populations tol&#233;rantes aux changements climatiques associ&#233;e &#224; des informations g&#233;n&#233;tiques afin d'identifier les r&#233;cifs n&#233;cessitant des mesures de conservation prioritaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.biomedcentral.com/1471-2156/14/9/abstract&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Lundgren P &lt;i&gt;et al.&lt;/i&gt; (2013) &lt;i&gt;BMC Genet&lt;/i&gt;, doi:10.1186/1471-2156-14-9&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;P. damicornis&lt;/i&gt; &#169; Haplochromis via &lt;a href=&quot;http://commons.wikimedia.org/wiki/File%3APocillopora_damicornis.jpg&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Wikimedia Commons&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Microbataille navale</title>
		<link>http://www.biofutur.com/Microbataille-navale</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.biofutur.com/Microbataille-navale</guid>
		<dc:date>2013-02-14T11:21:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Safi Douhi</dc:creator>



		<description>Deux micro-organismes marins parmi les plus r&#233;pandus de la plan&#232;te se livrent une guerre secr&#232;te depuis des centaines de millions d'ann&#233;es. SAR11 est l'organisme le plus r&#233;pandu dans les oc&#233;ans. L'extraordinaire pr&#233;dominance de cette bact&#233;rie au r&#244;le majeur dans le cycle du carbone est une &#233;nigme pour les chercheurs qui rivalisent de th&#233;ories pour expliquer son invuln&#233;rabilit&#233;. Sa petite taille et sa vaste dispersion &#233;taient, jusque-l&#224;, les deux raisons plausibles. Jusque-l&#224; car des chercheurs de (...)

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&lt;a href="http://www.biofutur.com/-biotech-marine-" rel="directory"&gt;BIOTECH MARINE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.biofutur.com/local/cache-vignettes/L150xH119/arton329-d5a22.jpg&quot; width='150' height='119' style='height:119px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux micro-organismes marins parmi les plus r&#233;pandus de la plan&#232;te se livrent une guerre secr&#232;te depuis des centaines de millions d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;SAR11 est l'organisme le plus r&#233;pandu dans les oc&#233;ans. L'extraordinaire pr&#233;dominance de cette bact&#233;rie au r&#244;le majeur dans le cycle du carbone est une &#233;nigme pour les chercheurs qui rivalisent de th&#233;ories pour expliquer son invuln&#233;rabilit&#233;. Sa petite taille et sa vaste dispersion &#233;taient, jusque-l&#224;, les deux raisons plausibles. Jusque-l&#224; car des chercheurs de l'Universit&#233; de l'Oregon, de l'Universit&#233; du Wisconsin-Madison, de l'Universit&#233; de Californie &#224; San Diego et de l'Universit&#233; d'Arizona ont d&#233;couvert que SAR11 n'&#233;chappe &#224; aucune r&#232;gle et a donc bien des &quot;pr&#233;dateurs&quot;.&lt;br /&gt;Il s'agit de quatre bact&#233;riophages, baptis&#233;s &quot;p&#233;lagiphage&quot; par les chercheurs (du latin &lt;i&gt;pelagicus&lt;/i&gt;, relatif &#224; la haute mer), des virus infectant les bact&#233;ries appartenant, pour trois d'entre eux &#8211; HTVC011P, HTVC019P et HTVC010P &#8211;, &#224; la famille des Podoviridae, le dernier, avec sa structure caudale contractile, appartenant &#224; celle des Myoviridae. Une classification d'ailleurs confirm&#233;e par le s&#233;quen&#231;age du g&#233;nome des quatre p&#233;lagiphages.&lt;br /&gt;Une analyse m&#233;tag&#233;nomique de pr&#233;l&#232;vements marins, effectu&#233;s le long de la c&#244;te de l'Oregon et aux Bermudes, a r&#233;v&#233;l&#233; l'abondance de ces g&#233;nomes viraux dans les oc&#233;ans, en particulier du p&#233;lagiphage HTVC010P. D'apr&#232;s les r&#233;sultats des analyses, cette sous-famille de virus pourrait &#234;tre une des plus nombreuses de la biosph&#232;re terrestre.&lt;br /&gt;Cette d&#233;couverte r&#233;fute donc la suppos&#233;e invuln&#233;rabilit&#233; de SAR11 aux infections virales, dont l'explication ne reposait que sur la surabondance de la bact&#233;rie. Ses pr&#233;dateurs se r&#233;v&#232;lent d'ailleurs tout aussi abondants. En plus de la d&#233;couverte de ses pr&#233;dateurs, ces travaux ont permis de montrer que SAR11 est une bact&#233;rie comp&#233;titive, tr&#232;s efficace pour d&#233;nicher et m&#233;taboliser le carbone organique (CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt;), ainsi que pour muter afin d'&#233;viter l'infection. Gr&#226;ce &#224; cette strat&#233;gie, elle prosp&#232;re... m&#234;me si plusieurs millions d'individus sont tu&#233;s chaque seconde par les p&#233;lagiphages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.nature.com/nature/journal/vaop/ncurrent/full/nature11921.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Zhao Y &lt;i&gt;et al.&lt;/i&gt; (2013) &lt;i&gt;Nature&lt;/i&gt;, doi:10.1038/nature11921&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une bact&#233;rie SAR11 infect&#233;e par le p&#233;lagiphage HTVC011P.&lt;br /&gt;&#169; Oregon State University&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Des bact&#233;ries bipolaires</title>
		<link>http://www.biofutur.com/Des-bacteries-bipolaires</link>
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		<dc:creator>Agn&#232;s Vernet</dc:creator>



		<description>La distribution des micro-organismes marins r&#233;v&#232;le l'existence de bact&#233;ries sp&#233;cifiques des p&#244;les et agite la microbiologie environnementale. &#171; Tout est partout mais l'environnement s&#233;lectionne &#187;. Cette hypoth&#232;se formul&#233;e en 1934 par le microbiologiste n&#233;erlandais Lourens Baas-Becking semble sur le point de s'effondrer. Ce principe fondateur de la microbiologie environnementale sugg&#232;re qu'en l'absence de fronti&#232;re physique, les micro-organismes se r&#233;pandent dans tous les milieux et se d&#233;veloppent avec plus (...)

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&lt;a href="http://www.biofutur.com/-biotech-marine-" rel="directory"&gt;BIOTECH MARINE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.biofutur.com/local/cache-vignettes/L150xH109/arton296-85076.jpg&quot; width='150' height='109' style='height:109px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La distribution des micro-organismes marins r&#233;v&#232;le l'existence de bact&#233;ries sp&#233;cifiques des p&#244;les et agite la microbiologie environnementale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Tout est partout mais l'environnement s&#233;lectionne&lt;/i&gt; &#187;. Cette hypoth&#232;se formul&#233;e en 1934 par le microbiologiste n&#233;erlandais Lourens Baas-Becking semble sur le point de s'effondrer. Ce principe fondateur de la microbiologie environnementale sugg&#232;re qu'en l'absence de fronti&#232;re physique, les micro-organismes se r&#233;pandent dans tous les milieux et se d&#233;veloppent avec plus ou moins de z&#232;le selon les conditions. C'est ce que les sp&#233;cialistes appellent le &#171; cosmopolisme bact&#233;rien &#187;. Mais l'analyse des grandes bases de donn&#233;es construites au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie met en p&#233;ril cette assertion.&lt;br /&gt;Des recherches dirig&#233;es par le laboratoire am&#233;ricain de biologie marine &#224; Woods Hole, avec la participation des universit&#233;s de Hawa&#239; et Brown, d&#233;montrent, en effet, l'existence d'une distribution strictement bipolaire de certaines esp&#232;ces bact&#233;riennes et jettent ainsi le voile sur l'hypoth&#232;se de Baas-Becking.&lt;br /&gt;Les biologistes ont travaill&#233; sur les donn&#233;es issues du s&#233;quen&#231;age syst&#233;matique des &#233;chantillons marins recueillis lors d'exp&#233;ditions entre 2004 et 2010, dans le cadre du projet de Recensement international des microbes marins (&lt;a href=&quot;http://icomm.mbl.edu/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;ICoMM&lt;/a&gt;). Ils ont ainsi compar&#233; 4,23 millions de s&#233;quences de la r&#233;gion hypervariable V6 de l'ARN ribosomique 16S bact&#233;rien. Ils ont ensuite analys&#233; ces donn&#233;es en relation avec les informations g&#233;ographiques associ&#233;es aux &#233;chantillons gr&#226;ce &#224; des outils bio-informatiques. &lt;br /&gt;Il appara&#238;t que la distribution des bact&#233;ries suit un motif biog&#233;ographique plus proche de celui des organismes macroscopiques. Certains taxons bact&#233;riens s'av&#232;rent sp&#233;cifiques des deux p&#244;les. Selon Linda Amaral-Zetter, du laboratoire de Woods Hole, &#171; &lt;i&gt;cela sugg&#232;re qu'il existe des forces qui limitent la dispersion des bact&#233;ries dans l'Oc&#233;an&lt;/i&gt; &#187;. Elle pense &#171; &lt;i&gt;que les masses d'eau pourraient s'av&#233;rer de potentielles fronti&#232;res&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;Ainsi, les courants oc&#233;aniques ou, dans certains cas, les barri&#232;res g&#233;ochimiques pourraient impacter la distribution des micro-organismes marins. Ce qui implique que les changements climatiques et les variations de temp&#233;rature, de pH ou de salinit&#233; influent sur la r&#233;partition g&#233;ographique des bact&#233;ries marines. Des &#233;l&#233;ments qui tendent &#224; confirmer la vuln&#233;rabilit&#233; accrue de ces esp&#232;ces au r&#233;chauffement climatique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pnas.org/content/early/2013/01/16/1212424110.abstract?sid=b6bc0c57-77cd-4cff-bca7-f98f16eca1e8&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Sul WJ &lt;i&gt;et al.&lt;/i&gt; (2013) &lt;i&gt;Proc Natl Acad Sci USA&lt;/i&gt;,&lt;br /&gt;doi:10.1073/pnas.1212424110&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eaux de la p&#233;ninsule Antarctique pr&#232;s de la station Palmer qui recueille des &#233;chantillons pour le projet ICoMM.&lt;br /&gt;&#169; Hugh Ducklow&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>G&#233;nomique en r&#233;silience pour les coraux</title>
		<link>http://www.biofutur.com/Genomique-en-resilience-pour-les-coraux</link>
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		<dc:date>2013-01-08T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Agn&#232;s Vernet</dc:creator>



		<description>Dans le d&#233;clin g&#233;n&#233;ralis&#233; des massifs coralliens, certains individus r&#233;sistent. Pour comprendre comment, des recherches am&#233;ricaines analysent leurs transcrits en r&#233;ponse au stress. Les nouvelles approches du s&#233;quen&#231;age complet du transcriptome donnent acc&#232;s &#224; la caract&#233;risation de la r&#233;ponse g&#233;nomique au stress. En appliquant cette approche au massif de corail Acropora hyacinthus, pr&#232;s de l'Ile Ofu, dans les Samoa am&#233;ricaines, des chercheurs de la station marine Hopkins de l'universit&#233; californienne (...)

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&lt;a href="http://www.biofutur.com/-biotech-marine-" rel="directory"&gt;BIOTECH MARINE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.biofutur.com/local/cache-vignettes/L150xH99/arton290-658b6.jpg&quot; width='150' height='99' style='height:99px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le d&#233;clin g&#233;n&#233;ralis&#233; des massifs coralliens, certains individus r&#233;sistent. Pour comprendre comment, des recherches am&#233;ricaines analysent leurs transcrits en r&#233;ponse au stress.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les nouvelles approches du s&#233;quen&#231;age complet du transcriptome donnent acc&#232;s &#224; la caract&#233;risation de la r&#233;ponse g&#233;nomique au stress. En appliquant cette approche au massif de corail &lt;i&gt;Acropora hyacinthus&lt;/i&gt;, pr&#232;s de l'Ile Ofu, dans les Samoa am&#233;ricaines, des chercheurs de la station marine Hopkins de l'universit&#233; californienne Stanford ont identifi&#233; une soixantaine de g&#232;nes impliqu&#233;s dans la r&#233;silience aux variations de temp&#233;rature. Dans ce massif, deux populations ont &#233;t&#233; pr&#233;alablement caract&#233;ris&#233;es : l'une est thermor&#233;sistante et l'autre normalement sensible. Cette divergence semble li&#233;e &#224; une grande variabilit&#233; de l'environnement de ces massifs. On y observe naturellement des changements de temp&#233;rature dont l'amplitude peut aller jusqu'&#224; 6 &#176;C dans la m&#234;me journ&#233;e, des diff&#233;rences de pH et des fluctuations de la distribution en oxyg&#232;ne.&lt;br /&gt;Les chercheurs de Stanford ont ainsi compar&#233; les transcriptomes de ces deux populations lors d'une exp&#233;rience de blanchiment. Des &#233;chantillons des deux ph&#233;notypes ont &#233;t&#233; expos&#233;s &#224; une temp&#233;rature de 29,2 &#176;C ou de 32,9 &#176;C pendant 72 heures. Les biologistes am&#233;ricains ont ensuite r&#233;cup&#233;r&#233; et s&#233;quenc&#233; les transcrits. Il est alors apparu que l'expression de plusieurs centaines de g&#232;nes &#233;tait modifi&#233;e par le stress thermique. Parmi les g&#232;nes surexprim&#233;s, une soixantaine ont retenu l'attention des biologistes : chez les coraux thermotol&#233;rants, leur expression a moins vari&#233; que chez les coraux thermosensibles, leur niveau basal &#233;tant plus important chez les coraux r&#233;sistants. Ces g&#232;nes semblent donc impliqu&#233;s dans l'endurance au stress. &lt;br /&gt;L'&#233;tude de ces g&#232;nes confirme leur r&#244;le dans l'adaptation aux variations de temp&#233;rature. Il s'agit de g&#232;nes codant des prot&#233;ines chaperonnes, des enzymes antioxydantes ainsi que de nombreuses mol&#233;cules impliqu&#233;es dans la r&#233;gulation de l'apoptose, dans la suppression tumorale, l'immunit&#233; inn&#233;e ou encore l'adh&#233;sion cellulaire.&lt;br /&gt;En poursuivant l'analyse fine de ces g&#232;nes et de leur expression, il sera possible de comprendre le m&#233;canisme en jeu dans la thermotol&#233;rance de certains coraux et dans leur r&#233;silience aux changements climatiques. Un point de vue pr&#233;cieux alors que les populations mondiales de coraux semblent irr&#233;m&#233;diablement menac&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.1210224110&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Barshis DJ &lt;i&gt;et al.&lt;/i&gt; (2013) &lt;i&gt;Proc Natl Acad Sci USA&lt;/i&gt;, &lt;br /&gt;doi:10.1073/pnas.1210224110&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ile Ofu &#169; NASA via &lt;a href=&quot;http://commons.wikimedia.org/wiki/File:OfuOlosega_ISS002.jpg&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Wikim&#233;dia Commons&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Extr&#234;mophiles : trouver de l'&#233;nergie au noir</title>
		<link>http://www.biofutur.com/Extremophiles-trouver-de-l-energie-au-noir</link>
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		<dc:date>2012-11-27T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Agn&#232;s Vernet</dc:creator>



		<description>La d&#233;couverte d'une communaut&#233; bact&#233;rienne en Antarctique r&#233;v&#232;le une source d'&#233;nergie adapt&#233;e &#224; l'obscurit&#233;, bas&#233;e sur la g&#233;ochimie. La vie est partout, m&#234;me &#224; -13 &#176;C, dans une saumure anoxique priv&#233;e de lumi&#232;re. Suite &#224; des exp&#233;ditions organis&#233;es en 2005 et 2010, notamment par le Desert Research Institute, des chercheurs am&#233;ricains et australiens viennent de mettre en &#233;vidence une communaut&#233; bact&#233;rienne, m&#233;taboliquement active et phylog&#233;netiquement vari&#233;e, dans une saumure pr&#233;lev&#233;e &#224; plus de 15 m&#232;tres de (...)

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&lt;a href="http://www.biofutur.com/-biotech-marine-" rel="directory"&gt;BIOTECH MARINE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.biofutur.com/local/cache-vignettes/L150xH101/arton254-b0d19.jpg&quot; width='150' height='101' style='height:101px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;couverte d'une communaut&#233; bact&#233;rienne en Antarctique r&#233;v&#232;le une source d'&#233;nergie adapt&#233;e &#224; l'obscurit&#233;, bas&#233;e sur la g&#233;ochimie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La vie est partout, m&#234;me &#224; -13 &#176;C, dans une saumure anoxique priv&#233;e de lumi&#232;re. Suite &#224; des exp&#233;ditions organis&#233;es en 2005 et 2010, notamment par le &lt;i&gt;Desert Research Institute&lt;/i&gt;, des chercheurs am&#233;ricains et australiens viennent de mettre en &#233;vidence une communaut&#233; bact&#233;rienne, m&#233;taboliquement active et phylog&#233;netiquement vari&#233;e, dans une saumure pr&#233;lev&#233;e &#224; plus de 15 m&#232;tres de profondeur dans le lac Vida, en Antarctique (1). Cette eau d'environ 200 unit&#233;s pratiques de salinit&#233; &#8211; environ 35 pour l'eau de mer &#8211; serait isol&#233;e des environnements de surface depuis plus de 2 800 ans, d'apr&#232;s de pr&#233;c&#233;dents travaux (2). Les biologistes ont pourtant caract&#233;ris&#233; diff&#233;rentes esp&#232;ces bact&#233;riennes actives, quoique faiblement. La recherche de sous-unit&#233;s uniques d'ARN ribosomal a ainsi r&#233;v&#233;l&#233; la pr&#233;sence de 8 phylums bact&#233;riens distincts (Proteobacteria, Lentisphaera, Firmicutes, Spirochaeta, Bacteroidetes, Verrucomicrobia, TM7 et Actinobacteria). Cet &#233;cosyst&#232;me ne s'appuyant pas sur les fruits d'une photosynth&#232;se (pr&#233;sente ou pass&#233;e), il fallait d&#233;couvrir la source d'&#233;nergie de ce milieu apparemment clos et compl&#232;tement priv&#233; d'oxyg&#232;ne. &lt;br /&gt;La saumure pr&#233;lev&#233;e dans le lac polaire r&#233;v&#232;le une l&#233;g&#232;re acidit&#233; (pH=6,2) et d'importantes quantit&#233;s de carbone organique, d'hydrog&#232;ne mol&#233;culaire (H&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt;) et de compos&#233;s oxyd&#233;s ou r&#233;duits. Or, de tous les sc&#233;narios envisag&#233;s, un seul s'av&#232;re coh&#233;rent avec les analyses g&#233;ochimiques : l'existence de r&#233;actions chimiques entre la saumure et la couche de s&#233;diments sous-jacente. Caract&#233;ris&#233;e sur le site hypersalin du lac Don Juan, toujours en Antarctique, cette interaction eau-roche g&#233;n&#232;re des compos&#233;s oxyd&#233;s et de l'H&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt;. Les chercheurs sugg&#232;rent donc que l'&#233;cosyst&#232;me de la saumure du lac Vida utilise l'H&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; comme source d'&#233;nergie. Hypoth&#232;se d'ailleurs confort&#233;e par la pr&#233;sence de diff&#233;rentes familles de bact&#233;ries qui poss&#232;dent cette aptitude particuli&#232;re, comme les Firmicutes ou les Bacteroidetes. Ces recherches &#233;clairent d'id&#233;es nouvelles les sources d'&#233;nergies de la vie en milieu obscur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(1) &lt;a href=&quot;http://www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.1208607109&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Murray AE &lt;i&gt;et al.&lt;/i&gt; (2012) &lt;i&gt;Proc Natl Acad Sci USA&lt;/i&gt;,&lt;br /&gt;doi:10.1073/pnas.1208607109&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(2) &lt;a href=&quot;http://www.pnas.org/content/100/1/26.full&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Doran PT &lt;i&gt;et al.&lt;/i&gt; (2003) &lt;i&gt;Proc Natl Acad Sci USA&lt;/i&gt; 100, 26&#8211;31&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Exp&#233;dition du lac Vida en 2010&lt;br /&gt;&#169; Emanuele Kuhn/Desert Research Institute&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Touche pas &#224; mon corail !</title>
		<link>http://www.biofutur.com/Touche-pas-a-mon-corail</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.biofutur.com/Touche-pas-a-mon-corail</guid>
		<dc:date>2012-11-13T16:18:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Agn&#232;s Vernet</dc:creator>



		<description>&#192; l'appel chimique du corail, des poissons s'attaquent &#224; une algue toxique pour ce dernier. Un bel exemple de solidarit&#233; marine. Attaqu&#233;s par des algues toxiques, les coraux ne se laissent pas faire. Ils appellent &#224; la rescousse des poissons &#171; gardes du corps &#187;. En effet, des chercheurs de l'Institut de technologie de G&#233;orgie, &#224; Atlanta aux &#201;tats-Unis, ont d&#233;couvert que des poissons mutualistes r&#233;pondent &#224; un signal chimique &#233;mis par les coraux (1). Danielle Dixson et Mark Hay se sont int&#233;ress&#233;s au corail (...)

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&lt;a href="http://www.biofutur.com/-biotech-marine-" rel="directory"&gt;BIOTECH MARINE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.biofutur.com/local/cache-vignettes/L150xH113/arton234-87a3b.jpg&quot; width='150' height='113' style='height:113px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'appel chimique du corail, des poissons s'attaquent &#224; une algue toxique pour ce dernier. Un bel exemple de solidarit&#233; marine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Attaqu&#233;s par des algues toxiques, les coraux ne se laissent pas faire. Ils appellent &#224; la rescousse des poissons &#171; gardes du corps &#187;. En effet, des chercheurs de l'Institut de technologie de G&#233;orgie, &#224; Atlanta aux &#201;tats-Unis, ont d&#233;couvert que des poissons mutualistes r&#233;pondent &#224; un signal chimique &#233;mis par les coraux (1). Danielle Dixson et Mark Hay se sont int&#233;ress&#233;s au corail commun &lt;i&gt;Acropora nasuta&lt;/i&gt;. Ils se sont aper&#231;us que les r&#233;cifs abritant certaines esp&#232;ces de poissons sont nettement moins touch&#233;es par les atteintes de l'algue toxique &lt;i&gt;Chlorodesmis fastigiata&lt;/i&gt; que ceux qui n'ont pas ces h&#244;tes. &lt;br /&gt;En laboratoire, ils ont mis en contact le corail et l'algue, avec ou sans la pr&#233;sence de deux esp&#232;ces de poissons herbivores ventouses, &lt;i&gt;Gobidon histrio&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Paragobidon enchinocephalus&lt;/i&gt;. Lorsque les poissons &#233;taient pr&#233;sents, la quantit&#233; d'algue d&#233;clinait de 30 % et les atteintes du corail de 70 &#224; 80 % compar&#233;es aux colonies de &lt;i&gt;A. nasuta&lt;/i&gt; d&#233;pourvues de &lt;i&gt;G. histrio&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;P. enchinocephalus&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;En pratique, &lt;i&gt;G. histrio&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;P. enchinocephalus&lt;/i&gt; commencent &#224; tailler les filaments toxiques de &lt;i&gt;C. fastigiata&lt;/i&gt; quelques minutes &#224; peine apr&#232;s le contact entre les coraux et l'algue. D'apr&#232;s les auteurs, &lt;i&gt;A. nasuta&lt;/i&gt; &#233;met une &#171; odeur &#187; au contact de l'algue ou de ses &#233;missions chimiques. Les &#171; gardes du corps &#187; per&#231;oivent cette alarme et la suivent pour identifier le lieu de l'attaque. V&#233;ritables petits soldats, les poissons travaillent vite et &#233;loignent soigneusement le poison v&#233;g&#233;tal des coraux. &lt;i&gt;G. histrio&lt;/i&gt; ing&#232;re &lt;i&gt;C. fastigiata&lt;/i&gt; quand &lt;i&gt;P. enchinocephalus&lt;/i&gt; se contente de la couper et de la recracher. En r&#233;compense, les deux esp&#232;ces de poissons s'alimentent gr&#226;ce au mucus sp&#233;cifiques des coraux ou d'autres v&#233;g&#233;taux &#224; la base des r&#233;cifs. &lt;br /&gt;Pour comprendre comment agit &#171; l'odeur &#187;, les chercheurs ont pr&#233;lev&#233; de l'eau de mer &#224; proximit&#233; du point de contact entre &lt;i&gt;A. nasuta&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;C. fastigiata&lt;/i&gt;. Cette eau permet d'&#233;loigner 17 &#224; 19 sur 20 ventouses du r&#233;cif qui les abritent en les attirant vers le lieu de d&#233;p&#244;t de l'eau contenant &#171; l'odeur &#187;. &lt;br /&gt;Tout comme la co&#233;volution du syst&#232;me mutualiste d&#233;crit dans les ann&#233;es 1960, o&#249; des fourmis prot&#232;gent les acacias qui les h&#233;bergent en Am&#233;rique centrale (2), ces poissons prot&#232;gent leur habitat et leur garde-manger. Mais le signal &#233;mis par les coraux &#233;voque aussi le ph&#233;nom&#232;ne des &#171; plantes criant &#224; l'aide &#187; (d&#233;fense indirecte) qui permet &#224; certains v&#233;g&#233;taux d'attirer les pr&#233;dateurs directs d'insectes herbivores s'attaquant &#224; eux (3).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(1) &lt;a href=&quot;http://www.sciencemag.org/content/338/6108/804.abstract?sid=a8107e72-1fbe-4d17-ab2c-7398cf5e8765&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Dixson DL &amp; Hay ME (2012) &lt;i&gt;Science&lt;/i&gt; 338, 804-7&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;(2) Janzen DH (1966) &lt;i&gt;Evolution&lt;/i&gt; 20, 249-75&lt;br /&gt;(3) &lt;a href=&quot;http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1365-3040.2008.01913.x/full&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Dicke M (2009) &lt;i&gt;Plant Cell Environ&lt;/i&gt; 32, 654-65&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Gobidon histrio&lt;/i&gt; avance dans le r&#233;cif pour tailler l'algue toxique &lt;i&gt;Chlorodesmis fastigiata&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&#169; Avec l'aimable autorisation de Danielle Dixson&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'arch&#233;e qui s'oppose &#224; l'arch&#233;type</title>
		<link>http://www.biofutur.com/L-archee-qui-s-oppose-a-l-archetype</link>
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		<dc:date>2012-11-08T16:40:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Agn&#232;s Vernet</dc:creator>



		<description>Encore une surprise venant des fonds marins : les arch&#233;es m&#233;thanog&#232;nes ne sont pas forc&#233;ment m&#233;thanotrophes. Le m&#233;thane est un des gaz &#224; effet de serre les plus puissants. Mais que l'on se rassure, de gentils micro-organismes marins se chargent de l'inactiver. Comment ? C'est ce qu'il faut &#233;lucider. Voil&#224; dix ans, les chercheurs de l'Universit&#233; et de l'Institut Max Planck de Br&#234;me, en Allemagne, ont d&#233;couvert dans le bassin sous-marin de Guaymas, au Mexique, un consortium thermophile arch&#233;e-bact&#233;ries : (...)

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&lt;a href="http://www.biofutur.com/-biotech-marine-" rel="directory"&gt;BIOTECH MARINE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Encore une surprise venant des fonds marins : les arch&#233;es m&#233;thanog&#232;nes ne sont pas forc&#233;ment m&#233;thanotrophes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le m&#233;thane est un des gaz &#224; effet de serre les plus puissants. Mais que l'on se rassure, de gentils micro-organismes marins se chargent de l'inactiver. Comment ? C'est ce qu'il faut &#233;lucider. Voil&#224; dix ans, les chercheurs de l'Universit&#233; et de l'Institut Max Planck de Br&#234;me, en Allemagne, ont d&#233;couvert dans le bassin sous-marin de Guaymas, au Mexique, un consortium thermophile arch&#233;e-bact&#233;ries : l'arch&#233;e ANME1 (&lt;i&gt;ANaerobic MEthane-oxidizing archaea&lt;/i&gt;) oxyde le m&#233;thane de fa&#231;on ana&#233;robie et les bact&#233;ries du &lt;i&gt;cluster HotSeep1&lt;/i&gt; r&#233;duisent le sulfate en sulfite. &#192; l'&#233;poque, les chercheurs avaient cru que cet ensemble utilisait directement le m&#233;thane comme source de carbone. Leurs derni&#232;res analyses sugg&#232;rent plut&#244;t que le carbone issu du m&#233;thane n'est pas int&#233;gr&#233; aux lipides des arch&#233;es ou des bact&#233;ries, mais que ANME1 et le &lt;i&gt;cluster HotSeep1&lt;/i&gt; utilisent le CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; pr&#233;sent dans l'eau. Ce n'est pas une surprise pour les bact&#233;ries mais l'arch&#233;e m&#233;thanog&#232;ne &#233;tait class&#233;e parmi les organismes h&#233;t&#233;rotrophes. Les auteurs proposent de la qualifier de &#171; chimio-organo-autotrophe &#187;, puisqu'elle oxyde le m&#233;thane. &lt;br /&gt;Pourtant, ce dernier para&#238;t avoir un effet &#171; &lt;i&gt;booster&lt;/i&gt; &#187;. La production de lipides est nettement plus importante en sa pr&#233;sence. Les partenaires biologiques semblent donc cro&#238;tre sous l'influence du m&#233;thane. Les auteurs expliquent qu'il joue un r&#244;le dans le catabolisme mais commentent aussi &#171; &lt;i&gt;que nous ne savons que vraiment peu de choses sur ces processus globaux&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pnas.org/content/early/2012/11/02/1208795109.abstract?sid=d42ac439-b912-4788-a63f-4f90325ad7c8&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Kellerman MY &lt;i&gt;et al.&lt;/i&gt; (2012) &lt;i&gt;Proc Natl Acad Sci USA&lt;/i&gt;,&lt;br /&gt;doi:10.1073/pnas.1208795109&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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